New York : West Village, Midtown en soixante heures

Ayant passé le temps d’un week-end à New York en provenance de Toronto, nous avons choisi un programme atypique pour profiter de cette grande ville.

Dès le vendredi soir, nous nous sommes installés dans un appartement du West Village aimablement prêté par des amis. Ce quartier est connu pour ses restaurants, cafés, bars et bien entendu le célèbre Stonewall Inn, lieu d’une grande émeute en juin 1969 quand la communauté gaie s’est violemment révoltée contre des raids homophobes de la police new-yorkaise. Quarante ans plus tard, ce quartier est toujours le cœur de la communauté gaie, trans et lesbienne de la ville, mais c’est aussi un quartier très chic, très convoité par la jeune génération. Ce quartier était donc l’endroit idéal pour commencer le week-end : restaurants ouverts 24 heures, bars sympathiques et des rues bondées de fêtards. Pour en savoir plus sur les quartiers de Manhattan.

Le lendemain matin, au programme : ballade à pied de Manhattan après avoir acheté un téléphone sans contrat avec un pack data, histoire d’avoir à l’avenir un téléphone local sans roaming : nous avons donc pu utiliser la fonction GPS et Google Maps, nous repérer très facilement et consulter les conseils d’amis par Facebook interposé. En remontant la 7e avenue nous découvrons qu’une partie de cette rue devient piétonne quelques heures avec vendeurs de friperies, marchands de hot-dog et petite restauration.

Nous passons alors à la 6e avenue en passant par le sympathique quartier de la 6e, Broadview et la West 34e. Nous profitons d’un petit parc pour se  repérer et se familiariser avec le nouveau téléphone, consulter quelques avis sociaux et planifier la suite.

Nous décidons alors d’aller consulter le marché aux puces de la West 39e : Hell’s Kitchen Flea Market.  A New-York, en général, tout est plus grand, le meilleur, le nec plus ultra … mais nous devons avouer que ce marché aux puces nous a laissé un peu sur notre faim. Oui vous y trouverez cartes postales anciennes, quelques drapeaux américains de collection, des bibelots … mais sans plus. Voir : Hell’s Kitchen Flea Market

C’est pratiquement midi, alors nous en profitons pour manger un petit quelque chose dans un nouveau fast-food qui se veut beaucoup plus classe avec son nom bien français : « prêt à manger ». Pas formidable, c’est le « Starbucks » du sandwich et c’est cher pour ce qu’on a. A éviter, surtout si vous n’êtes ici que quelques heures.

Alors que faire maintenant ? Nous venons de passer des heures dans ce canyon de buildings, il faut prendre de la hauteur. Nos amis nous ont conseillé d’éviter l’Empire State Building, d’ailleurs nous y sommes déjà passé en 2009. Où donc aller ? Et bien, le bâtiment de la GE, l’ex-RCA Building, le « Top of the Rock » un bâtiment art-déco avec plus de 259 mètres de hauteur, trois niveaux d’observation et une vue imprenable sur … l’Empire State Building ! Le temps d’attente pour monter, entre l’achat du billet, les deux ascenseurs, la sécurité, un petit film pour nous faire patienter : un gros 20 minutes. Voir : TopOfTheRockNYC.com

Une fois au sommet, la vue est magnifique : au Nord, c’est Central Park, Harlem, le Bronx. Au Sud c’est la forêt de gratte-ciels de Manhattan, jusqu’au trou béant laissé par les tours jumelles du World Trade Center. Oui, on y construit désormais une nouvelle tour, la One World Trade Center, mais sa présence n’est que le rappel permanent d’une plaie encore mal refermée dans cette ville.

Nous y avons passé au moins une heure, sinon plus, jouant avec filtres et zoom. Sur deux niveaux, le périmètre est délimité par d’énormes vitres afin d’éviter les tentatives ou accidents malheureux. Le troisième niveau, étant en retrait, n’a pas ces mêmes vitres et offre une vue parfaitement dégagée.

Passage obligé par Times Square, non pas pour faire le touriste, mais pour observer la pléthore d’arnaques pour touristes niais. Les uns, déguisés en Bob l’Éponge, Mickey ou Elmo vous accostent pour la séance photo drolatique avant de vous demander une petite contribution à la location de leurs affreux costumes. D’autres vous assurent sans hésiter qu’ils ont à leur disposition des billets pour voir de grands comédiens de la chaîne Comedy Central. En fait, c’est l’arnaque totale : vous y verrez de très mauvais comédiens – si tant est que vous comprenez l’anglais – dans un cabaret où trois consommations sont obligatoires à des prix exorbitants. C’est le Pigalle du rire : à éviter comme le choléra. A ça s’ajoutent les vendeurs de CD de musique RAP, car bien évidemment tout le monde est rappeur à ses heures, mais pis encore : les vendeurs de billets pour bus touristiques.  Ne les fixez pas du regard, n’ayez pas l’air d’un touriste, ayez la démarche assurée et ignorez tous ceux qui vous interpellent. Ainsi, vous survivrez à Times Square. Et puis franchement, il n’y a rien d’intéressant dans ce quartier aux milles écrans.

La soirée arrive à grand pas, c’est l’heure d’aller se changer pour aller à l’orchestre symphonique au célèbre Lincoln Center. Bien évidemment, les billets furent achetés à l’avance et quelle performance : le génial Augustin Hadelich jouant Lalo et en deuxième partie la Symphonie Fantastique de Berlioz sous la baguette de Rafael Frühbeck de Burgos et hors scène de véritable cloches de bronze ! Une soirée féérique qui se termine par une marche sympathique à travers Manhattan aux petites heures.

C’est dimanche. Normalement, nous aurions du aller voir du Gospel dans une église de Harlem mais nous avions rendez-vous avec des amis dans un des cafés les plus chics du East Village : Le Cloister Café.

Mais avant l’heure du Brunch, nous profitons de quelques heures perdues pour partir à la découverte d’un parc inédit : le High Line. C’est en fait une succession de plateformes suspendues d’un ancien chemin de fer aujourd’hui transformé en jardins suspendus, plateformes d’observation et passerelles au-dessus d’avenues de la West Side. Le trajet vous emmènera de la 14e avenue à la 30e avenue sur un peu plus d’un kilomètre et demi. Voir : The High Line

En après-midi, après le Brunch, c’est l’occasion d’une nouvelle ballade dans le Sud de Manhattan : Canal Street, Little Italy, Chinatown – beaucoup à voir et à faire mais prudence quand même dans certains recoins. On arrache quelques photos avant le soleil couchant et c’est l’heure d’un dernier souper avant de faire sa valise pour le départ matinal.

En 60 heures, ce sont près de 20 kilomètres de marche, des 200 photos, des souvenirs plein la tête et surtout Manhattan !

Notre galerie photo.


2 thoughts on “New York : West Village, Midtown en soixante heures

  1. Pingback: Marc Cormier » Deux récits de voyage

  2. Pingback: Vue panoramique sur New York | Les États-Unis

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *